Auto-entrepreneur : comment échouer ?

Auto-entrepreneur : comment échouer ?

Auto-entrepreneur : comment échouer Auto-entrepreneur : comment échouer ?

 

Le statut d’auto-entrepreneur a nettement facilité les formalités pour réaliser un rêve : être à son compte, être indépendant, être libre …

Mais il ne faut pas confondre formalités faciles et réussite facile …

Quelques chiffres (2014) :

  • 50% des auto-entreprises n’ont enregistré aucune recette
  • Pour celles qui sont actives, le chiffre d’affaire moyen est inférieur à 4000 euros par trimestre (soit un revenu mensuel net, après quelques cotisations obligatoires, d’environ 1000 euros)

Auto-entrepreneur : comment échouer ?

  • Je décide du jour au lendemain de devenir auto-entrepreneur parce que j’en ai marre de mon patron, de ma boite et de mes collègues.
  • Je décide d’être auto-entrepreneur car j’en ai marre d’être au chômage ou d’enchainer les missions intérim.
  • Je décide d’être auto-entrepreneur pour gérer mon temps et pouvoir m’occuper de ma famille.
  • Je décide d’être auto-entrepreneur pour vivre de ma passion (fabriquer des hameçons pour la pêche ou peindre les ongles de mes voisines). D’ailleurs j’ai lu un livre sur le Développement Personnel et la Réalisation de Soi.
  • Mon patron m’a convaincu de devenir auto-entrepreneur : il m’assure la même quantité de travail mais je vais gagner plus en étant à mon compte (c’est illégal).
  • Je m’inscris auto-entrepreneur, le projet n’est pas trop clair mais je suis souple : on adaptera au fur et à mesure.
  • Je connais mon boulot (depuis 25 ans je ne fais que ça, je ne connais que ça). Le juridique, la comptabilité, les formalités ce n’est pas important. Je bosse, je déclare ce que je veux, je cotise comme je veux et en avant !
  • J’ai déjà un client presque sûr et un autre qui attend que je démarre. Je sens qu’il y a du potentiel …
  • J’ai beaucoup réfléchi à mon projet, je n’en ai parlé à personne pour ne pas être influencé. Ma famille va être très contente et même très fière.
  • J’ai évité de me faire conseiller pour ne pas me faire embrouiller. Et je n’ai pas pris le risque de me faire voler mon idée du siècle.
  • Internet, réseaux sociaux … tout ceci ne sert à rien ; mon affaire se développera avec le bouche à oreille.
  • Mon neveu (14 ans, une playstation et une tablette) m’a fait mon site internet : tous ceux qui connaissent le nom de mon entreprise peuvent me trouver sur Google. Toute mon activité est présentée en 5 pages très techniques (ça fait pro), avec des fautes (c’est pas grave) et en vert fluo et des photos de palmiers (ça fait chaud).
  • Je ne me stresse pas avec des objectifs et un prévisionnel d’activité. Je suis souple, porté par la vague.
  • Ma première décision : me reposer, faire un break pendant 3 mois avec mes économies. J’attaque en septembre avec une voiture neuve (crédit). Tout le monde va être surpris (je n’en ai parlé à personne) …
  • Je n’ai pas de plan B : c’est ça être un entrepreneur !

La consultation du site ci-dessous peut vous permettre d’avoir une première appréciation concernant la pertinence de votre projet (ceci est une information parmi d’autres …) :

http://www.cenior.fr/auto-entrepreneur-departement-isere-38/